L’opération Septembre Bouge vient de s’achever sur un bilan remarquable qui mérite d’être souligné : plus de 1,3 million de participants se sont réunis autour de l’activité physique. Sur l’ensemble du mois, ce ne sont pas moins de 7 400 événements gratuits, complétés par une tournée nationale de 18 étapes, qui ont maillé le territoire, de l’Hexagone aux Outre-mer. L’objectif de cette mobilisation massive était clair : répondre à une urgence de santé publique. Alors qu’une étude de l’ANSES révèle que 95 % de la population adulte est exposée à une fragilité sanitaire liée à la sédentarité, le mouvement sportif a réussi le pari de remettre la France en mouvement. Rythmée par des temps forts comme la Fête du Sport le 14 septembre, cette initiative a permis de proposer des initiations, des défis et des rencontres avec des athlètes. De la vasque olympique aux Tuileries jusqu’au Vieux-Port de Marseille, le public a répondu présent. Le défi est désormais de transformer cet élan ponctuel en une véritable habitude quotidienne pour des millions de Français.
(Sources : communiqué de presse Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative ; Toluna – Harris Interactive, « Les Français et l’activité sportive – Perception de l’enjeu du sport dans le cadre de l’opération “Septembre Bouge” », septembre 2026)

Face à ce succès populaire indéniable, un constat s’impose : le relatif silence médiatique qui entoure une telle réussite.
Pour illustrer mon idée suggérée dans mon post sur les réseaux sociaux, j’ai maintenant deux choix médiatiques :

Coup de revers
Soit je vous assomme et j’essaie de vous faire peur, je fais du sensationnel pour que vous me lisiez jusqu’au bout :
La sédentarité coûte 17 milliards à notre collectivité, c’est le coût économique et sanitaire direct (dépenses de soins réelles pour la Sécurité sociale, absentéisme, perte de productivité au travail et perte d’autonomie – cf. Bureau de l’économie du sport).
Si ça ne suffit pas, je surenchéris : en fait, la sédentarité coûte 140 milliards d’euros par an, coût social global calculé par l’organisme institutionnel France Stratégie. Ce modèle mathématique inclut la valeur monétaire attribuée aux vies perdues (131,7 milliards d’euros liés à la mortalité), la perte de bien-être liée aux maladies (6,2 milliards) et les dépenses directes de santé (1,8 milliard).
Et comme nous vivons dans un monde égocentré et puisque vous êtes chef d’entreprise, je vais appuyer là où ça vous fait mal : un salarié sédentaire vous coûte près de 3 000 € par an. J’ai retenu votre attention ?

Coup droit
Soit je vous parle avec le cœur, avec empathie, d’adulte à adulte, et je vous confie ce qui va se passer dans votre tête dès les premières minutes d’effort :
Votre cerveau lance une véritable pharmacie naturelle : effet anti-stress immédiat, hormones du bonheur, dopamine (hormone de la récompense), sérotonine (antidépresseur naturel léger). Vous ressentez un sentiment d’apaisement et de fierté. Bouger augmente le flux sanguin vers le cerveau et stimule une protéine appelée BDNF. Cette molécule booste la mémoire, la concentration et crée de nouveaux neurones… J’oubliais : le sport vous aide à vous endormir plus vite et prolonge les phases de sommeil profond.
Vous en voulez encore ? Sans surenchère, votre muscle cardiaque se renforce, vos muscles recommencent à consommer du glucose en grande quantité, ce qui régule immédiatement le taux de sucre dans le sang (glycémie) et augmente votre dépense énergétique, même au repos. Le mouvement lubrifie les articulations (grâce au liquide synovial) et réduit les douleurs chroniques. La pression mécanique exercée sur les os active la calcification, ce qui les rend plus denses et plus solides… Ajouter simplement 15 minutes de marche active par jour vous fait gagner en moyenne 3 ans d’espérance de vie ; avec 30 minutes d’activité modérée par jour (vélo, marche rapide, natation), le gain grimpe entre 4 et 5,5 ans d’espérance de vie par rapport à une personne sédentaire…

Je ne sais pas quel paragraphe vous impacte le plus. Pour ma part, je préfère, et de loin, la motivation que me procure le second…
À l’heure où l’on cherche à redonner du sens et du lien, il est indispensable de s’interroger sur l’espace que nous accordons à ceux qui bâtissent plutôt qu’à ceux qui nous font peur.

À chacun d’en tirer ses propres conclusions.

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